Le marché immobilier a été dopé par la crise sanitaire. Ebranlé dans son fonctionnement, l’immobilier a néanmoins très bien résisté. 2020 fait même partie des années record de l’immobilier avec, au niveau national, plus d’un million de ventes.
La crise a également poussé le secteur immobilier à modifier sa façon de fonctionner pour s’adapter aux règles sanitaires, et dans ce contexte particulier de nouveaux comportements d’achats sont apparus.
Cependant la crise sanitaire n’a pas été que bénéfique pour l’immobilier, le secteur du neuf est lui plus impacté.

 

2020, année exceptionnelle de l’immobilier : comment l’expliquer ?

Des raisons intrinsèques au secteur de l’immobilier

  1. Une reprise de l’activité dès la sortie du 1er confinement : les projets ajournés à la mi-mars 2020 ont été immédiatement réactivés à la sortie du confinement le 11 mai. Il y a eu un effet rebond qui a boosté le secteur immobilier.

2. A cela s’est rajouté un phénomène de rattrapage des ventes : les français gardent confiance en l’immobilier en tant que valeur refuge, y compris dans les périodes d’incertitudes. La pierre reste un placement sûr et la crise n’a fait qu’amplifier cet attrait déjà fort pour l’immobilier. Et les investisseurs, notamment pour de l’investissement locatif, sont de plus en plus nombreux parmi les acheteurs.

3. Et 3ème facteur de cette année record, les taux d’emprunt des banques qui restent très bas et facilitent l’accès à la propriété. Le groupe Carmen a pour partenaire privilégié Meilleurtaux, expert en prêt immobilier. Il est un atout non négligeable pour aider les futurs acquéreurs dans leurs modalités de financement.

Développement des outils digitaux pour vos projets immobiliers

La crise sanitaire a obligé les professionnels de l’immobilier à développer certains outils déjà en place mais peu utilisés. Il est question ici d’outils digitaux qui permettent d’accélérer certaines procédures et d’aider les propriétaires vendeurs et les futurs acquéreurs dans leurs démarches.

outils digitaux

Le Groupe Carmen développe depuis un an les visites digitales et les signatures électroniques. De plus, avec la crise du Covid et afin de répondre à la demande des vendeurs, nous mettons en place des salons virtuels avec chat. Ces salons permettent de préqualifier les futurs acquéreurs pour les visites et ainsi de ne pas être trop intrusifs chez les propriétaires vendeurs. Ce système est également plébiscité par les acquéreurs. Vendeurs et acheteurs, notamment ceux à la santé plus fragile, apprécient ce surplus de mesures de protection qui viennent compléter les mesures sanitaires et gestes barrières déjà en place.

Chez Carmen nous mettons tout en œuvre pour fluidifier les transactions immobilières.

Le secteur immobilier a ainsi vu le volume de ses ventes augmenter et si un début de stagnation des prix (voir même de baisse) s’observe dans certaines régions de France il n’en est rien sur la côte basque ou le sud des landes…

Des prix de vente toujours très hauts dans le neuf comme dans l’ancien

Avec la pandémie, le pays Basque et le sud des landes ont encore davantage attiré les personnes en mal d’espace et de liberté. A cela vient se rajouter une chute de la production de logements neufs. Du coup la forte demande de logements dans notre région se heurte à un problème récurrent : le manque de logements.

 

Baisse de la production de logements neufs : flambée des prix

Conséquence de la crise sanitaire, en mars 2020 de nombreux chantiers ont été bloqués en attendant de mettre des mesures sanitaires strictes en place, les bureaux de vente fermés pendant les 4 mois de confinement. Le second confinement de novembre, moins sévère, a eu moins d’impacts. Les promoteurs de logements neufs estiment à 25% la baisse des ventes de logements neufs en 2020 par rapport à 2019.

Mais cette pénurie des logements neufs n’est pas seulement liée à la crise sanitaire, moins de permis de construire ont été signés par les mairies, les chantiers se font rare. En juin 2020 (2nd tour des élections municipales), seuls 17300 permis de construire ont été autorisés contre plus de 25000 en juin 2017. Et cette tendance à la baisse se poursuit depuis. On peut se demander quelle sera l’impact des élections présidentielles de 2022 sur le marché du neuf, faut-il s’attendre à ce que l’activité immobilière se bride ?

Si la raréfaction de programme neuf est un problème national, l’augmentation exceptionnelle des prix est une spécificité de notre région. La rupture d’offre pas rapport à la forte demande en est la principale responsable. Et le résultat est une flambée des prix dans le neuf.

Au 4ème trimestre 2020 le prix de vente moyen dans le neuf à Biarritz a augmenté de 22% en un an. Même des villes plus en retrait de la côte telle que Angresse ont vu le prix du neuf augmenter de plus de 30% en 1 an…
La forte hausse des prix dans le neuf et l’épuisement des biens à la vente ont un fort impact sur le marché de l’ancien qui voit également ses prix augmenter.

chantier avec grue
immobilier dans l'ancien pays basque

 

Augmentation des prix de l’immobilier dans l’ancien

 

Que ce soit au Pays Basque ou dans le sud des Landes les prix n’ont cessé d’augmenter l’année passée. La demande est telle que dès qu’un nouveau bien est mis à la vente plusieurs offres au prix peuvent être faites dans les 3 jours !

Au Pays Basque, la tension est énorme sur les villes et leurs périphéries. Des quartiers jusqu’à la délaissés attirent de plus en plus de monde. C’est le cas par exemple du Quartier St Esprit à Bayonne où les prix ont augmenté de 15% environ. A Anglet le marché est quasi saturé, seuls les quartiers de Quintaou et des 4 Cantons proposent des biens à la vente avec des prix compris entre 6000 et 7000€/m². A Saint-Jean-de-Luz la demande pour le centre-ville ne faiblit pas avec des prix atteignant 8000€/m².

Dans le sud des landes, que ce soit en 1ère ligne mer de Capbreton ou davantage dans les terres, la demande explose dans le sud des Landes. La pression et si forte que les futurs acquéreurs ne tentent pas de négocier les prix affichés et paient même comptant. Les propriétaires vendeurs dirigent le marché. La tendance avait débuté en 2018 mais la crise sanitaire a amplifié le mouvement. Marché de report pour les acquéreurs qui ne trouvent pas à acheter sur le Pays Basque, les landes voient les prix de l’immobilier augmenter plus vite qu’au Pays Basque. Il est devenu difficile d’y trouver un bien à acheter.

A Hossegor par exemple les biens se vendent en moins d’un mois !

Régis Broquère

Responsable Sud Landes, Groupe Carmen

immobilier hossegor

La crise du Covid et les confinements n’ont pas seulement eu un impact sur les prix immobiliers, ils ont également eu des répercutions sociologiques.

Covid : des répercutions sociologiques, c’est à dire ?

La Covid et le confinement ont amplifié certains comportements qui étaient jusque-là marginaux et en ont fait apparaître de nouveaux.

 

Des critères de recherche immobilière qui évoluent

 

De nouvelles priorités chez les acheteurs ont fait leur apparition. La hiérarchie de leurs critères de recherche a changé, l’espace et le calme passent en tête des priorités lors de leur recherche de logement.
On observe ainsi une migration des projets d’achat des personnes vivant et travaillant au pays basque vers le sud des landes ou l’intérieur des terres.

jardin et terrasse

Focus sur la résidence secondaire

 

Le marché de la résidence secondaire reste égal à lui-même avec un volume de demandes toujours identique aux années précédentes. Cependant c’est dans la structure de la demande que l’on remarque des changements liés à la crise sanitaire.
Des résidences qui avaient peu la côte avant la crise car trop excentrées, connaissent maintenant un engouement certain. Les français ont une nouvelle conception de leurs loisirs et de la famille qui les amène à ne plus rechercher uniquement la côte. Le besoin d’espace et de nature sont des critères compliqués à remplir proche de la côte mais réalisable à l’intérieur des terres.

De plus la résidence secondaire n’est plus seulement un lieu de villégiature, elle est un lieu de télétravail qui sera occupé plusieurs fois tout au long de l’année. On parle désormais de seconde résidence principale et non plus de résidence secondaire. 

 

Des acquéreurs peu scrupuleux

 

Certains acheteurs n’hésitent pas à faire des propositions d’achats sur plusieurs biens. Mais cette façon d’agir fait perdre un temps précieux (et donc de l’argent) aux différents métiers de la profession.
Ce comportement, qui a toujours existé, ne représente heureusement pas la majorité des futurs acquéreurs mais la crise sanitaire a amplifié cette attitude peu fairplay.
La Covid n’est pas seule responsable, la rareté des biens explique aussi ces comportements.

Pour conclure, la période est propice aux propriétaires qui souhaitent vendre. Les biens se vendent rapidement avec de fortes plus-values. Si vous aviez fait une estimation il y a quelques mois il est temps de l’actualiser car les prix ont encore augmenté sur le Pays Basque et le sud des Landes.
N’hésitez pas à pré-estimer votre bien avec notre outil d’estimation en ligne ou demandez directement un rendez-vous avec l’un de nos conseillers pour une estimation de votre bien, c’est gratuit.

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