Voici notre analyse du marché. Comme chaque mois, Carmen parle aux vendeurs et leur donne les clés de leur vente immobilière

Le Printemps : une période favorable aux ventes dans l’immobilier

Le Printemps est statistiquement un moment de relance des transactions immobilières. En effet, les acheteurs peuvent ainsi espérer profiter de la fin de l’été dans leur résidence secondaire ou rentrer dans leur logement à la rentrée de septembre.  Cette année sera-t-elle semblable aux autres ?  

La France : le pays du monde aux plus grandes variations de prix dans l’immobilier

 Le graphique ci-dessous montre tous les excès de l’évolution des prix en France entre 1975 et le 2ème trimestre 2018.  Rien qu’à Paris, en 20 ans, les prix ont été multipliés par 4 ! 

Source :  Le journal du Net

Des prix qui n’augmentent plus ou très faiblement

Entre la crise des gilets jaunes, le Brexit et la morosite générale des ménages, on assiste à une forte baisse des transactions depuis l’été dernier. Malgré les excellentes conditions de crédit grâce au taux d’intérêt toujours très bas, les acheteurs n’arrivent pas à compenser l’augmentation des prix des 18 derniers mois. Le pouvoir d’achat immobilier a baissé et s’accompagne d’un affaiblissement général de la demande.

Par ailleurs, il y a  toujours moins de biens proposés à la vente – ce qui pourrait être favorable pour les vendeurs – mais dans la réalité les vendeurs ne peuvent plus se permettre de proposer des prix trop élevés. Par contre, ceux qui proposent leurs biens au prix du marché vendent immédiatement et la forte rotation des biens ne permet pas de reconstituer le stock de biens à vendre.

Cette baisse de l’activité a une répercussion sur les prix et si les économistes ne prévoient pas d’effondrement du marché, ils tablent sur une réelle modération de la hausse des prix voire un recul  dans le courant de l’année 2019. 

 » Nous avons toujours de nombreux acquéreurs en attente de trouver le bien de leur rêve mais nous sentons bien qu’ils sont moins agressifs que par le passé.  On sent que l’excitation est moins forte, les prix sont hauts mais n’augmentent plus. Je ne sais pas si la fin de l’année sera aussi favorable pour les vendeurs »

Régis Broquère

Responsable du secteur Sud Landes

Un marché à 2 vitesses 

Dans ce contexte , on note une réelle accentuation de l’écart entre les zones littorales ou coeur de ville et les zones plus périphériques. 

Les biens en centre ville ou proches des commodités ou des transports publics sont recherchés et le marché reste globalement dynamique.

Les quartiers plus excentrés ou les communes de la 1ere couronne ressentent plus fortement le ralentissement conjoncturel qui devrait s’accentuer.

Les maisons à la campagne ont moins la côte et les prix risquent d’amorcer une baisse. 

Les taux d’intérêts : variable importante

De nombreux acheteurs sur la côte basque et la côte landaise ne font pas appel au prêt car ils ont en général vendu un bien à Paris ou ailleurs.

On pourrait donc penser que le marché local n’est pas sensible à l’éventuelle hausse des taux mais c’est une erreur. En effet, si les taux augmentent peut-être ne vendront-ils pas leur bien au même prix et auront donc un budget inférieur . Une hausse des taux aura donc un effet en cascade sur le niveau des prix global en France. 

Cette hypothèse de hausse des taux est dans tous les esprits. Même si la banque centrale garde des taux d’intérêts bas, que les banques restent accomodantes à la négociation, il n’en reste pas moins vrai que les banques commencent à regarder de façon plus précise leur prise de risque face à une solvabilité des emprunteurs qui baisse.  Leurs frais de dossier ne baissent pas et leur marge bénéficiaire devient  limitée. Le nombre des prêts sur une durée supérieure à 25 ans a déjà fortement augmenté et ne pourra plus beaucoup évoluer. 

Le printemps reste une opportunité pour les vendeurs !

 Plusieurs éléments contribuent à faire de cette période une des meilleures de l’année

 

 

  • La période est traditionnellement favorable à la reprise des visites et plus particulièrement cette année où l’environnement social a limité les déplacements.
  • Les acquéreurs en recherche de résidence principale souhaitent entrer dans les lieux à la rentrée de septembre au plus tard. Ceux qui envisagent de faire quelques travaux et rafraichissement cherchent maintenant. Il y a une réelle opportunité pour les biens pouvant accueillir des familles. 
  • Les acquéreurs de résidence secondaire qui souhaitent pouvoir en profiter cet été sont en demande actuellement . Ils nous sollicitent pour des visites qu’ils pourront faire au plus tard aux prochaines vacances de Pâques. Cette clientèle a été moins présente depuis quelques semaines (crise des gilets jaunes, fermeture de l’aéroport de Biarritz) . Ils reviennent actuellement et c’est une vraie opportunité particulièrement pour les vendeurs d’appartements de petite surface. 
  • Vous pouvez profiter de notre offre exceptionnelle si vous mettez à la vente avant le 31 mars en signant un mandat Sérénité. Nous vous rappelons que 90% de nos mandats Sérénité sont vendus en moins de 3 mois ! 

« L’année 2018 a encore été une très bonne année pour l’immobilier avec une part plus importante d’achats à but de résidence principale mais depuis quelques mois, on sent un attentisme global et les acquéreurs un peu plus distants. Néanmoins, le printemps est habituellement une période propice pour vendre… et vous pouvez encore profiter de notre offre jusqu’à fin Mars  « 

Jean Curot

Directeur Commercial Carmen Immobilier